« Mon cher fils,
Ta soeur, …/…, m’a dit dernièrement que tu désirais rechercher la trace des parents de ton père. Elle a senti en toi comme un besoin impérieux de retrouver tes origines et je ne doute pas que cela soit vrai. »

A la mort de sa mère, Vincent décide de remonter le temps et de retrouver Valentine, sa grand-mère. Il percera petit à petit le mystère et se fera le narrateur d’une saga familiale qui avait si bien commencé en mai 1936.
Au bord des cendres présente les qualités et les défauts d’un premier roman. L’auteur s’est particulièrement documenté sur cette période d’avant guerre en province, au fil des chapitres, il affinent ces personnages de villageois. Ceux-ci s’affirment et se révèlent face à l’envahisseur allemand à tel point que le roman aurait pu s’intituler « chronique d’une famille ordinaire sous l’occupation ».
L’on notera un démarrage difficile où trop de détails sans importance alourdissent l’histoire déjà fort chargée. Cette période fut certes dramatique pour nombre de familles et Jean-François Bouyges a voulu témoigner, révéler et décrire ces années troubles, mais n’a-t-il pas avec autant de rebondissements tragiques pris le risque que « trop d’émotion, tue l’émotion? »