Un dimanche pluvieux avec le dernier roman d’Amelie Nothomb entre les mains, pas de doute nous sommes en automne… Heureusement, qu’il y a cette écriture encore et toujours incroyable qui éclaire la grisaille. Cette fois-ci, elle s’attaque au mythe de Barbe bleue et le réinvente contemporain charmé par Saturnine, une héroïne opportuniste un rien anarchiste. Drôle, aux formules inimitables, hymne au champagne et aux abysses amoureux, ce roman comme tous ceux d’Amélie Nothomb ne se pose qu’une fois achevé, enfin si vous aimez son style…
Je me souviens encore de ce petit matin dans le métro où je l’ai croisée debout, tout de noir vêtue, le visage las mais le regard curieux et cette bouteille de grand champagne à ses pieds. Je me suis alors imaginée qu’elle puisait son inspiration ce matin là à 6 heures, dans cette saynète à six pieds sous terre au milieu de ces travailleurs parisiens fatigués de leur journée avant même de commencer leur labeur et au milieu de cette foule morne, nous, couple amoureux et heureux devant elle, L’Ecrivaine. Une émotion que je n’oublierai pas.