« Un jour, le dessin m’a quitté, le même jour qu’une poignée d’amis chers. A la seule différence qu’il est revenu, lui. Petit à petit. A la fois plus ombre, plus léger. »
Ainsi, Luz résume son long parcours de deuil, de ce matin d’anniversaire, au drame, puis au traumatisme subi, ressenti, à cette vie qui ne pourra plus jamais être la même et à ce crayon figé, glacé.
Dès les premières pages, l’émotion nous gagne, sans flagornerie, brute, réaliste, forte. Les larmes comme le sourire ne sont jamais éloignés. Ginette, nous est présentée, cette fameuse boule au ventre qui nous quittera à peine mais que nous saurons apprivoiser. Cette émotion nationale qui submergé ce petit bonhomme de Luz, qui l’a envahi, sur lequel tout le monde verse ses larmes et qu le met à nu plus que jamais. L’amoir que l’on pense ne plus jamais pouvoir faire et qui pourtant sera une clé du processus de deuil.
Cet album à l’encre noire s’est inscrit dans ma mémoire et participe à l’espoir. Sacré Monsieur Luz!