Clarisse, femme au foyer dans un quartier résidentiel huppé d’Abadan, accompagne le quotidien de son mari ingénieur passionné d’échecs et de politique, de son fils en pleine crise d’adolescence et de ses jumelles facétieuses au sein de cette communauté arménienne solidaire. Quotidien rythmé par les visites impromptues de sa mère et de sa sœur complexée à la recherche d’un mari et qui se verra bouleversé ( enfin, toute proportion gardée ) par l’arrivée d’un nouveau voisin, de sa fille et de sa mère. Ainsi résumé toute l’action de ce roman.
Que me reste t il après avoir refermé, « c’est moi qui éteins les lumières »? De l’ennui… Assurément. Que cette lecture fut laborieuse et pourtant, la vie d’une femme arménienne dans les années 60 en Iran avait suscité mon intérêt de prime abord.
Rapidement, cependant, cette chronique s’est apparentée à la serie « desesperate housewifes », le couple homosexuel et l’humour en moins, l’Iran en plus.
Certes, l’écriture est belle, l’auteure iranienne renommée et adulée et comme souvent aux éditions Zulma la psychologie du personnage principal Clarisse est abordée avec toute sa complexité mais ce roman que certains apparentent à un Tchekov ou un Jane Austen m’a laissé de marbre.