« Ses premiers tableaux sont prometteurs, c’est vrai.
Albert décide de lui offrir des cours particuliers.
Une bonne formation, c’est essentiel, dit-il.
Oui, c’est essentiel pour l’avenir. »

Charlotte Salomon, assassinée à 26 ans à Auschwitz, a fasciné David Foenkinos. Le romancier a fait le choix du retour à la ligne par besoin de reprendre son souffle à chaque phrase, par souci de rythme et d’émotion.
Il nous ouvre les portes de Charlotte, de Berlin à Villefranche, puis de Nice à Auschwitz avant que l’obscurantisme nazi ne décide de l’éliminer. Nous découvrons une enfant, puis une jeune femme qui n’a eu de cesse de puiser sa force de l’amour et de l’exprimer par son dessin.
Le portrait dressé est empreint d’admiration. L’écriture télégraphique et parfois ( un peu ) simpliste plaira davantage aux plus jeunes et donnera aux moins jeunes l’envie de poursuivre le portrait et de découvrir son œuvre.
A lire pour se souvenir que de tout temps et aujourd’hui encore des hommes s’octroient le droit de tuer la différence.