liv-3628-consolation« Les premières heures, les premiers jours baignaient dans l’irréalité » extrait de ce roman écrit par Nathalie Aumont, 23 ans après avoir perdu son frère.
Comment vivre après cette perte? Comment accompagner le deuil de ses parents? Quelle place retrouver dans une fratrie déséquilibrée?
Spectatrice impuissante, tout autant que partie prenante de ce deuil familial, Nathalie Aumont puise au plus profond de son être pour nous offrir ce roman intimiste. Elle nous livre sa colère, sa douleur sans fard et ose parler de ceux qui restent. Démunie devant le mutisme de son père et l’infini chagrin de sa mère, elle s’interroge sur le sens de sa propre vie quand celle de ce frère prodige fut si brutalement happée. Pourquoi lui? Pourquoi pas elle? Par la force de l’écriture, les étapes du deuil sont franchies et peu à peu, le temps s’installe et réouvre les portes des petits bonheurs, de la vie.
« Cette nuit, j’ai rêvé que mon père dansait, il volait, il souriait, enfin délivré »
Une réflexion intéressante sur les mécanismes de la consolation