Mélanie, jeune femme récemment convertie, dans le plus grand secret à l’islam, en quelques clics, est rapidement abordée sur Skype par Bilel, un français proche à ses dires du terrifiant Abou Bakr Al-Baghadadi. Ce Bilel se présente comme un français parti faire le djihad en Irak dans un premier temps et aujourd’hui combattant en Syrie
L’enquête schizophrène d’Anna Erelle, jeune pigiste aujourd’hui sous le joug d’une fatwa, démarre ainsi et du secret de sa chambre, nous ouvre les portes du monde de ces fanatiques à la recherche de chair fraîche, de préférence des converties car elles sont plus « ouvertes et plus obéissantes ».
Tout au long de cette enquête démarrée depuis Paris et qui s’achèvera à Amsterdam où Mélanie venait de recevoir les dernières consignes pour venir le rejoindre et l’epouser, nous doutons de ce Bilel qui s’apparente plus à un recruteur de jeunes femmes destinées à assouvir les besoins sexuels de cette armée de fanatiques qu’à un véritable combattant en armes.
Certes tout au long de cette enquête , nous n’apprendrons rien que nous ne sachions déjà, mais ces connections quotidiennes, l’insistance de ce Bilel mégalomane, assoiffé de sang comme de sexe et convaincu de son pouvoir sont terrifiantes.
De par l’écriture journalistique (certes de peu de qualité ), le rythme s’accélère de page en page et nous nous sentons à notre tour opressés. Si l’objet de cette lecture n’est pas de nous faire vivre dans la peur, elle a, à mon sens le mérite, de maintenir notre vigilance face à cette nouvelle arme de propagande que représente internet.