« Parce que le vent de la ruelle, lui faisant face, plaqués contre son corps les plis de sa tunique qui se tend en un endroit, on devine qu’il bande et que ça lui pétille dans les couilles »
C’est ainsi que Jean Teulé décrit les premiers effets d’Héloïse jeune élève aussi belle qu’intelligente sur son maître et professeur reconnu l’abbé Abélard.
Pierre Abélard né en 1079, maître en théologie se vit confier par le chanoine Fulbert l’éducation de sa nièce Héloïse. Naîtra de cette passion interdite Astrolabe, leur union secrète puis découverte scellera à jamais le sort des deux amants, Abélard sera émasculé par les sbires du chanoine et Héloïse par fidélité s’enfermera au couvent.
Leurs amours tumultueuses et passionnées ont déjà fait l’objet de recueils, de poèmes ou de romans comme celui de Régine Pernoud mais on y relatait une Heloïse putain devenue nonne pour se repentir, un abbé revenu sur le droit chemin après avoir cédé à la tentation ou une femme sacrifiée par amour.
Jean Teulé, lui décide avec le talent et la plume érotique qu’il manie si bien d’en faire un roman du moyen âge empreint d’anachronismes, rappelons nous « le Montespan ».
Si la première partie n’a rien à envier, bien au contraire à ce si commercial « 50 nuances de gris »; la deuxième partie quant à elle est beaucoup plus historique et nous plonge au cœur de moyen-âge empreint de religion, de religieux fanatiques, de monstruosité, de cruauté mais aussi de soif de connaissances et de découvertes.
Émois garantis…