« Pendant toute la cérémonie, Kumi ne cessa de pleurer. Sa main que le marié prit dans la sienne était glacée, elle frissonnait. Au moment du  » regard propice » avait-elle regardé son époux? Probablement pas car elle avait peur de lui (…) l’oiseau se disait qu’il n’avait pas trouvé un nid mais un piège. »
Kumudini, jeune femme délicate, rêveuse et instruite accepte de s’unir à Madhusudan n’y voyant qu’un signe envoyé par Krishna. Au premier regard, le fameux « regard propice », elle comprend que son mari n’est qu’un vieil homme égoïste, rustre et despote.
Nous voilà emportés de l’autre côté du miroir des maharadjah, hors du temps, où la femme toute rani qu’elle soit, doit obéissance et soumission à son mari. Dans ce palais où la lumière n’éclaire que les façades, Kumi résiste, silencieuse, ignorante des complots et des rivalités.
Prix Nobel de littérature en 1919, Kumi, tel une danse Kathak allie subtilité, finesse, poésie et humour, levant ainsi un pan du voile de ce monde mystérieux.