“Une nouvelle distraction s’offre à elles. De la fumée sort d’un bosquet comme un épais brouillard bleu. Avec une odeur étrange de viande trop grillée. Au moment où la baby-sitter les rattrape, les jumelles s’échappent à nouveau en courant vers le sommet de la butte. La jeune fille s’élance à leur poursuite. La plainte d’un violon à une seule corde lui parvient aux oreilles quand elle débouche sur une clairière au centre de laquelle des flammes s’élèvent d’une masse informe. Les yeux écarquillés, les jumelles regardent. La baby-sitter se fige sur place. Elle sent la chaleur du feu sur son visage et se protège les yeux de son éclat pour essayer de voir ce qui brûle ainsi. Quelque chose bouge au milieu. Quelque chose d’étrangement humain. Le cri de l’une des petites filles la galvanise, et elle réalise soudain que c’est une main carbonisée qui se tend vers elle.”
Le talent de Peter May est tel qu’il suffit de quelques phrases pour donner le ton à sa série chinoise composée de 6 volumes que Anne T. nous présente.
Pékin, un corps carbonisé puis deux autres corps sont retrouvés, un point commun un mégot de cigarette laissé en évidence. Entrent alors en scène Margaret Campbell, médecin légiste américaine, spécialiste des corps brûlés et Li Yan nouvellement commissaire, malgré leurs différences, de caractère, de culture, ils vont devoir collaborer.
Bien qu’en dessous de la série écossaise ( coup de coeur du club Lecture dans tous les Cens ), Peter May s’est une nouvelle fois extrêmement bien documenté pour rédiger cette série de polar. Chaque enquête a passionné Anne.
Le choc de l’orient et de l’occident sous fonds de révolution culturelle.