“Les ambitions qu’elle attachait au devenir de son couple avaient toujours été tellement élevées qu’elle n’avait jamais pu se résoudre à ne pas afficher, au regard de l’extérieur, même quand les choses avaient commencé à ne plus très bien marcher, les apparences d’une réussite incontestable, par orgueil certainement, ou par manque de courage, mais aussi parce qu’elle n’avait jamais désespéré qu’un beau jour la situation finisse par s’ arranger, par pur idéalisme adolescent.”
Extrait du roman lu par toutes pour analyse lors de la réunion du 31 janvier 2015 dans le cadre du club “Lecture dans tous les sens”.
Dans ce roman , au fil de la lecture, le personnage de Bénédicte se dresse comme une femme qui a tellement peur de vivre seule, qu’elle préfère épouser un homme pour lequel elle n’éprouve aucun sentiment, elle n’a pourtant que 22 ans et la vie devant elle. Elle va alors s’installer dans son monde imaginaire, en se persuadant et laissant croire à son entourage qu’elle aime Jean-François, qu’elle est heureuse et ne peut vivre sans lui.
– Mais où se situe ce roman, fiction ou réalité?
Certaines n’ont pas cru au personnage de Bénédicte bien que la détresse des femmes harcelées soit réelle et qu’une mise en demeure pour atteinte à la vie privée ait été envoyée à Gallimard suite à la parution du roman.
– Mais pourquoi ne quitte-t-elle pas son conjoint?
Certaines ont été révoltées qu’elle ne se sauve pas avec ses enfants. Mais est-ce par faiblesse ou peur face à des menaces de mort?

Nous avons toutes lu ce roman et ce malgré les 20 premières pages particulièrement compliquées et des scènes vulgaires qui auraient certainement pu être évitées. Si certaines ont malgré tout apprécié, nous nous posons toutes la même question: ” Comment ce roman a-t-il pu plaire à des lycéens et obtenir en 2014 le prix Renaudot des lycées ?”

En conclusion, ce roman n’a laissé personne indifférente et a fait l’objet de débats passionnés. Laure O. lui a même trouvé une utilité: ” celui de caler, avec les pages, les tables de ses collégiens” et nous ajouterons si vous deviez faire de même:
“pensez à trier les pages…”.