« Non à l’atome, non au commerce. Vive la vie comme elle était avant, dit un graffiti sur un mur du Tchernobyl Interhome Hotel »
Très,(trop?) librement inspiré de la vie du célèbre physicien nucléaire Vassili Nesterenko, Javier Sebastiàn, romancier catalan, propose un roman écrit comme un scénario de Kusturica où Vassili à bicyclette erre et se terre dans les rues désertées de Pripiat à 3km de Tchernobyl. Si le romancier semble s’être extrêmement documenté sur les conséquences de cette catastrophe et le silence voire le déni imposé par les autorités de l’époque; le choix de la description du personnage Vassili sous les traits d’un vieillard amnésique et apeuré est fortement décrié. Libre choix d’un romancier qui nous offre un récit fantasque, hors du temps et pourtant, empreint de réalité qui met en lumière les désastres de la propagande politique.