« Mais dès le début du mois de juin éclate la mousson …La campagne se couvre d’un vert impudique. Les démarcations s’estompent au fur et à mesure que s’enracinent et fleurissent les haies de manioc…. Les vignes vierges montent à l’assaut des poteaux électriques. Les pousses rampantes vrillent la latérite des talus et envahissent les chemins inondés. On circule en barque dans les bazars. Et des petits poissons font leur apparition dans l’eau qui remplit les nids-de-poule des Ponts et Chaussées. »
Irène K. et Florence T. ont été emportées par l’écriture poétique de ce roman pourtant si tragique. Rahel et Estha Kochamma, indiens de 8 ans, vivent avec leur grand-mère Mammachi, leur oncle Chacko grand amateur de femmes et de leur mère tant aimée Ammu abandonnée par son mari et secrètement amoureuse d’un Intouchable Velutha. Un drame va venir bouleverser leur existence, les séparer et les faire sortir brusquement de monde de l’enfance.
Ce roman raconte la réalité des castes, la condition des femmes. Un monde, vu par des enfants de 8 ans, fait de règles absurdes et incomprises auxquelles il faut pourtant se soumettre. L’écriture imagée, colorée rend hommage à ce merveilleux pays de contraste qu’est l’Inde.