« Le sauvage est bel et bien en fuite, il est pourchassé par les siens, il s’appelle Vendredi et il est seul sur une île vide. Absolument seul après le départ de ses frêres chasseurs …/… Vendredi, c’est moi-même si je suis arabe et que les îles ne sont plus que des intentions ».
Quand Kamel Daoud, chroniqueur algérien parfois contesté, à la plume franche et directe, revisite les classiques, il nous interroge et s’interroge lui-même autour du thème principal de ce recueil de nouvelles  » qu’est ce qu’être algérien aujourd’hui? ».

Qu’il soit marathonien, chauffeur de taxi, militaire passionné d’aviation, les interrogations sont similaires, nous font écho et tout le talent de Daoud est d’inverser les rôles entre Orient et Occident, colons et colonisateurs.
Des nouvelles intelligentes et un auteur passionnant que nous avons eu le plaisir d’écouter aux ateliers de Couthures en juillet 2016.