« On observait, on s’épiait. Il suffisait qu’une femme s’habillât avec un brin de coquetterie au moment de se rendre au château pour qu’elle fût soupçonnée de vouloir aguicher le cheikh. Et d’emblée, elle devenait fautive, plus fautive même que ce dernier, à qui l’on accordait, plus fautive même que se dernier, à qui l’on accordait l’excuse d’être « ainsi fait ». Il est vrai que, pour celles qui tenaient à éviter toute aventure, l’un des moyens les plus éprouvées était de ne se présenter devant le maître qu’enlaidies, fagotées, difformes. »
Les montagnes Libanaises des années 30 fournissent le décor de ce roman, prix Goncourt 1983, Tanios en est le héros et les guerres sans merci que se livrent l’empire Ottoman, l’Angleterre et l’Egypte, le fonds historique.
Amin Maalouf de sa belle écriture, nous offre un roman où se mèlent histoire et légende, sagesse et folie des hommes sous fonds d’épopée romanesque.