« J’avais dix ans. Trois ans plus tôt, mes parents m’avaient confié à des inconnus.
Depuis quelques semaines, la guerre était finie. Avec elle, s’était achevé le temps de l’espoir et des illusions. Nous autres, les enfants cachés, nous devions revenir à la réalité afin d’apprendre, comme on reçoit un coup sur la tête, si nous appartenions toujours à une famille ou si nous demeurions seuls sur terre… »

Sauvé d’un inévitable génocide, le jeune Joseph Bernstein devient Joseph Bertin grâce à l’intervention et l’humanisme du père Pons. Si l’écriture peut semblait légère de par les nombreuses anecdotes amusantes, ce roman court et efficace, nous offre une interrogation sur la religion juive et la religion chrétienne.