“36-164 Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui-même. Aussi qui ne la voit, excepté de jeunes gens
qui sont tous dans le bruit, dans le divertissement et dans la pensée de l’avenir.
Mais ôtez leur divertissement vous les verrez se sécher d’ennui. Ils sentent alors leur néant sans le connaître, car
c’est bien être malheureux que d’être dans une tristesse insupportable, aussitôt qu’on est réduit à se considérer, et
à n’en être point diverti.”

Laure O. a lu, relu, analysé pour nous Les Pensées de Pascal, c’est à dire 800 fragments de pensées visant à exposer les raisons ou réflexions de croire en Dieu. Pascal épouse la pensée de Jansénius pour qui tout le monde ne peut être sauvé; l’homme ayant ainsi ou pas la grâce divine.
En complément, Laure nous rappelle que cette thèse s’oppose à celle des Jésuites qui, eux, pensent que les hommes peuvent être sauvés s’ils font le bien sur terre.
Lecture bien évidemment ardue et certaines pensées nous laissent parfois pantois:

“— Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible
qu’il ne soit pas ; que l’âme soit avec le corps, que
nous n’ayons pas d’âme; que le monde soit créé, qu’il ne
le soit pas, etc.; que le péché originel soit, et qu’il ne soit
pas,”