“Je lui (Lady Downhall) ai demandé un jour si je pouvais emprunter un livre de sa bibliothèque, et je vois encore son air étonné. Elle m’a répondu :
“Oui, bien sûr, Margaret.”
Mais elle a ajouté :
“A vrai dire, je ne savais pas que vous lisiez.”

Ils savaient qu’on respirait, qu’on dormait et qu’on travaillait, mais qu’on lisait, ça, ils ne savaient pas (…). Je les imaginais assez bien en train de me dénoncer à leurs amis :
“Margaret est une bonne cuisinière, mais malheureusement, elle lit. Des livres, figurez-vous.”
Irène K. a été séduite par le personnage de Margaret, cuisinière pour une riche famille d’aristocrates anglais dans les années 20. Margaret, née en 1907, de condition modeste, se rêvait institutrice, malheureusement, ne put poursuivre ses études et entra alors dans “une maison” puis gravit petit à petit les échelons pour devenir cuisinière. Cette auto-biographie est particulièrement jubilatoire et plus réaliste que les habituels romans sur le sujet.
Irène a particulièrement apprécié la représentation du contraste “en bas / en haut” de ces grandes demeures aristocratiques anglaises.