« – Je comprends vraiment pas pourquoi tu restes vivre à Paris avec ton minimum vieillesse.
– Je peux pas abandonner mon groupe d’action. C’est ma vie, maintenant.
– Ah oui, Antoine m’a dit que tu faisais le con avec des aveugles.
– Des non-voyants anarchistes! « ni yeux, ni maître, » qu’on s’appelle! On fait du terrorisme situationnel, c’est bidonnant. On s’invite dans les réceptions, les soirées branchées, les cocktails, les réunions politiques, et pis on fout le boxon! Que des handicapés et des vieux, méchants comme des teignes! Le cauchemar des services d’ordre. S’ils nous touchent, on porte plainte, on demande des dommages et intérêts, çà arrondit les fins de mois… »

Quand Emile, Antoine et Pierrot se retrouvent après la crémation de Lucette « j’aurai dû vous dire que c’était un apéro, vous seriez peut être arrivés à l’heure. »; l’émotion passe et il ne reste que leurs caractères bien trempés, leurs souvenirs d’enfance, l’amour de Lucette, la marionnettiste et leur lutte ouvrière.
Le toujours rebelle Pierrot est particulièrement hilarant dans ses actions terroristes « ni yeux, ni maître » et quand accompagné de la petite fille de Lucette, il se retrouve face à son ennemi capitaliste le vieux Garan-Servier, l’on comprend que nous ne nous arrêterons pas au tome 1.
A lire pour ne pas désespérer des hommes, un jeune révolutionnaire peut devenir un vieux révolutionnaire!