“On réveillait l’effroi, la haine. On mêlait dans un bain insalubre les ingrédients cousins de la jouissance et de la terreur. On maudissait les carnages avec volupté, on détaillait la puissance de la bête : insaisissable, féroce et, surtout, colossale. Cela, avant toute chose, formait le levier de l’intérêt passionné que le pays entier portait à présent à la “Bête du Mercantour”. Sa taille hors norme, en l’arrachant au vulgaire, en l’excluant du commun, lui faisait prendre rang au sein des cohortes du diable. On avait découvert un loup de l’enfer et pour rien au monde on n’y aurait renoncé.”
Laure O. a renoué avec les polars, genre qu’elle appréhende particulièrement, entre autres, à cause des cauchemars provoqués par la lecture de la trilogie Millenium. L’homme à l’envers fut un soulagement et s’est avéré être une excellente pioche.
Les loups vivent en liberté dans le Mercantour au grand regret des bergers qui les accusent régulièrement de la disparition de leurs brebis, lorsqu’une jeune bergère est retrouvée égorgée, les vielles légendes de loup-garou refont surface. L’inspecteur Adamsberg entre alors en scène pour mener l’enquête.
Laure O. en lectrice naïve assumée de ce type de roman, a d’emblée cru aux personnages et à la trame de ce polar. Pour un peu, Laure se serait même attendue à tomber sur l’inspecteur Adamsberg en plein Super U; à propos duquel, elle a eu ce joli mot “son absence de paroles est bien écrite!”.