« Dieu doit être le meilleur de l’homme. Que l’on y croie ou pas, laissons le advenir » …/… « J’ai longtemps estimé que Dieu agrandissait l’homme jusqu’à ce que je perçoive qu’auparavant l’homme doit agrandir Dieu ».
Question centrale du dernier roman de cet écrivain prolixe, philosophe, parfois bavard.
Augustin Trolliet, stagiaire, esclave du despote rédacteur en chef du quotidien de Charleroi « Demain » devient témoin puis partie prenante, bien malgré lui d’un attentat devant une église à la sortie d’une sépulture. Aubaine pour le journal et son peu scrupuleux directeur, Augustin témoigne, enquête, accompagnée par la juge Poitrenot qui croit en lui et soupçonné par le commissaire Terletti. En parallèle, il souhaite sortir le journal de son quotidien racoleur en proposant de rencontrer un grand écrivain. C’est ainsi qu’il se retrouve devant le grand, le magnifique et si mystérieux Eric-Emmanuel Schmitt qui lui proposera rien de moins que de rencontrer Dieu et ainsi répondre à la question fondamentale « la violence vient-elle de Dieu ou des hommes? »
Certes, la question posée est fort bien défendue et l’on retrouve au fil des pages, les deux thèses qui s’opposent mais à trop vouloir servir le roman, Eric-Emmanuel Schmitt ne s’est-il pas perdu dans une histoire aux multiples rebondissements ( jusqu’à la dernière page), à un ésotérisme alambiquée et à un auto-centrisme fort suffisant?
D’aucuns pourront penser que je n’ai rien compris, qu’Eric-Emmanuel Schmitt offre un accès aisé à la philosophie, que l’histoire finalement se tient, mais pour avoir beaucoup lu et apprécié l’oeuvre de Schmitt, je confirme et signe: celui-ci m’a déçue!