« Le château de Lews était simplement là, comme cela avait toujours été le cas. Il faisait partie du paysage, comme les falaises qui cernaient le Butt, ou les majestueuses plages de Scarasta et Luskentyre. »
L’inspecteur Finn Macleod, suite à la perte accidentelle de son jeune fils, fuit son quotidien et se retrouve rattrapé par le passé sur son île natale, l’île de Lewis où il a été envoyé pour enquêter sur un meurtre, présentant d’étranges similitudes avec un autre commis précédemment sur Glasgow, sa ville d’adoption.
Sur place, il connaît tous les habitants de Mary, son premier amour, Artair son ami d’enfance, Donald l’enfant terrible devenu le pasteur de l’île.
Au delà de l’intrigue, fort bien menée, la plume de Peter May excelle dans la description des paysages sauvages de cette île perdue au nord de l’Ecosse, les rendant vivants et au fil des pages l’odeur de la tourbe se mêle avec celle des embruns et du sang de cette étrange chasse annuelle aux oiseaux nicheurs, sorte de rite initiatique aussi convoité que redouté.
Plongez dans ce roman et vous ne manquerez pas de poursuivre la trilogie « l’homme de Lewis » et  » le braconnier du lac perdu ».
Pour aller plus loin, un libraire passionné m’a invitée à découvrir l’album de photos publié par Peter May « l’Ecosse » qui ne manquera pas de nous surprendre car chaque photo nous fait revivre un passage de la trilogie.