Isaac Rosa

Osman Diboula: « La rage, la rage et l’ambition politique, tout ce qui avait fait d’Osman Diboula ce politicien intuitif, précoce, entravé par le souci de plaire, peut être, mais quelle énergie, cet homme que le Président avait intégré à son équipe de conseillers, ce cénacle qu’on ne pénétrait qu’après avoir prouvé sa résistance morale et sa fidélité »
Romain Roller: « Le corps refusait de s’abandonner, le cerveau était occupé, lumière braquée sur la conscience, et tout ce que Romain voyait, c’étaient des immondices et des armes, du sang et du sable: l’absolue défaite de l’homme. Il revivait chaque détail de l’embuscade, se reprochait de ne pas avoir su protéger ses hommes, »
Marion Decker: » la fille qui les avait accompagnés pendant huit jours sur les six mois qu’avait duré leur mission, vingt-huit ans environ, elle était journaliste et avait publié un roman…/… Une fille lumineuse, un peu vénéneuse, cheveux blonds coupés au carré, des yeux bleu marine, de taille moyenne et mince, sans l’être trop, elle avait un corps plein, des seins volumineux et une cambrure marquée, elle dégageait quelque chose – mais quoi ? Une forme d’expressivité, d’urgence, elle était directe. »
François Vély:« La puissance d’attraction du pouvoir – du pouvoir et de l’argent-, le charme en sus, tout pour lui, tout pour plaire, beauté coruscancte, çà éblouit, irradie jusqu’à son entourage: un visage aux traits fins, des yeux bleu de minuit, surmontés de longs cils mélaniques, drus, brillants, comme gainés de mascara, un peu féminins; grand, brun, élancé, d’une minceur extrême… »
Quatre personnages, piliers de L’insouciance, formidable roman de Karine Tuil, quatre destins qui vont se croiser, se mêler, s’entrechoquer, s’aimer, se surprendre, quatre vies qui vont nous émouvoir, nous surprendre, nous ouvrir les portes secrètes du pouvoir, de l’argent, du terrorisme, des affaires, des guerres.
Un roman si contemporain et si bien documenté qu’à chaque page, l’on croît reconnaître un personnage public, tout semble si vraisemblable que l’on s’interroge: est-ce un roman ou un récit?
Une écriture magnifique, dure, précise, efficace et si les premières pages vous semblent ardues, vous serez si dépendant(e) des suivantes que la nuit vous semblera trop courte.

Quatre personnages, piliers de L’insouciance, formidable roman de Karine Tuil, quatre destins qui vont se croiser, se mêler, s’entrechoquer, s’aimer, se surprendre, quatre vies qui vont nous émouvoir, nous surprendre, nous ouvrir les portes secrètes du pouvoir, de l’argent, du terrorisme, des affaires, des guerres.
Un roman si contemporain et si bien documenté qu’à chaque page, l’on croît reconnaître un personnage public, tout semble si vraisemblable que l’on s’interroge: est-ce un roman ou un récit?
Une écriture magnifique, dure, précise, efficace et si les premières pages vous semblent ardues, vous serez si dépendant(e) des suivantes que la nuit vous semblera trop courte.