« Cela ne fait mystère pour personne que lorsque une chose quitte un jour la main qui la tenait, à sa place la douleur peut venir s’installer, de la même façon la pluie vient s’installer à la place des nuages »
Ainsi s’exprime Yao Poku, vieux chasseur aussi sage qu’amateur de vin palme, témoin de l’oiseau bleu qui mènera le jeune médecin légiste tout frais diplômé d’Angleterre, Kayo Odamtten à résoudre à la ghanéenne un meurtre mystérieux entouré de légendes africaines.
Premier roman remarqué et primé à de multiples reprises autant pour son écriture que pour sa formidable traduction, Nii Ayikwei Parkes nous entraîne dans le Ghana des villes où la corruption domine au Ghana de la savane où les contes africains ont toujours la part belle.
Charmée par cette écriture-traduction mêlant français moderne et langue populaire africaine, je me suis évadée dans ces terres roussies par le soleil, enivrée par ce vin de palme local et plongée au cœur de cette Afrique mêlant tradition et modernité où la femme est adulée comme martyrisée. Je me suis également laissée bercée par la voix de ce conteur-chasseur et peu à peu mes yeux se sont habitués et les images se sont mises à danser.
Envoûtée…