« Comme des milliers de familles, la mienne s’est accommodée du doute ou s’en est affranchie. A la rigueur pouvait-on admettre une certaine ambivalence, un client qui prêtait à confusion, mais de là à imaginer le pire… Un viol fantasmé par Lucile, voilà tout. Cela rendait les choses respirables, or il y avait si peu d’air.
La preuve qu’elle ne tournait pas rond, on ne tarderait pas l’avoir ».

Delphine de Vigan nous offre son roman proche du récit le plus intime en nous racontant Lucile, sa mère. Cette mère, sublime, égérie en son temps, fantasque, tout à tour tendre puis distante, aimante et folle, comme folle et aimante.
D’aucuns y verront un réquisitoire, d’autres un hommage et certainement pour nous les femmes, un écho en qualité de mère comme de fille.
De nombreux sentiments contradictoires risquent de vous rattraper à la lecture de ce roman aussi la boite à mouchoir à proximité est-elle fortement conseillée.